GENERATION X : piliers du Roxy
Le tout premier jour de l’année 1977, Andy Czekowski, le comptable préféré du punk a dévoilé une ancienne boîte gay du West End convertie en palace punk. Bien que ce ne soit devenu le Roxy que quand les Clash ont ouvert 1977 avec grand fracas, c’est le chanteur de Chelsea, Gene October, qui avait les contacts de cet endroit où les businessmen bi devenaient violents. Il pensait que le club, qui s’appelait alors Chagaurama’s, serait «un super-endroit où jouer... j’avais besoin d’une base hebdomadaire pour Chelsea où les gens pourraient venir nous voir... j’y suis allé un soir et il n’y avait que deux clients. C’était minable, mais on pouvait faire rentrer trois cents personnes.» Quand il a annoncé la bonne nouvelle à Andy Czekowski, il en avait déjà reçu une mauvaise – Chelsea avait un nouveau chanteur, Billy Idol, et un nouveau
nom, Generation X; mais ils voulaient toujours utiliser l’idée d’October. Tony James s’est porté volontaire pour aller jeter un coup d’œil à l’endroit avec Czekowski. Dans ses mémoires inédits, il décrit l’expérience:
C’est un club mal famé dans Neal Street... Une discothèque gay pour Nègres et pseudo-gangsters – la vie nocturne avec gin et tonics – filles chaudes d’un soir – gorilles à nœuds papillons – on va se faire tuer... En bas, un petit bar. Lampes de couleur au plafond... Miroirs sur tous les murs – pour que ça ait l’air plus grand... Il y a peut-être vingt ou trente personnes éparpillées, qui regardent suspicieusement ces nouveaux
arrivants, c’est petit, mais largement assez grand, une scène là-bas sous les escaliers, un petit coup de peinture, des posters. Notre propre CBGB.
Depuis l’expulsion d’October, Tony James et Billy Idol étaient occupés à écrire des hymnes. Le soir de l’ouverture, le 16 décembre, ils avaient sous la main des chansons comme Ready Steady Go, Your Generation, Listenet Youth Youth Youth. Ils avaient aussi des interprétations punkifiées du Instant Karma de John Lennon et du Paranoid de Black Sabbath. Avec Idol au chant, ils avaient maintenant besoin d’un autre guitariste. Ils allaient le trouver dans un club de jeunes de Fulham.
nom, Generation X; mais ils voulaient toujours utiliser l’idée d’October. Tony James s’est porté volontaire pour aller jeter un coup d’œil à l’endroit avec Czekowski. Dans ses mémoires inédits, il décrit l’expérience:
C’est un club mal famé dans Neal Street... Une discothèque gay pour Nègres et pseudo-gangsters – la vie nocturne avec gin et tonics – filles chaudes d’un soir – gorilles à nœuds papillons – on va se faire tuer... En bas, un petit bar. Lampes de couleur au plafond... Miroirs sur tous les murs – pour que ça ait l’air plus grand... Il y a peut-être vingt ou trente personnes éparpillées, qui regardent suspicieusement ces nouveaux
arrivants, c’est petit, mais largement assez grand, une scène là-bas sous les escaliers, un petit coup de peinture, des posters. Notre propre CBGB.
Depuis l’expulsion d’October, Tony James et Billy Idol étaient occupés à écrire des hymnes. Le soir de l’ouverture, le 16 décembre, ils avaient sous la main des chansons comme Ready Steady Go, Your Generation, Listenet Youth Youth Youth. Ils avaient aussi des interprétations punkifiées du Instant Karma de John Lennon et du Paranoid de Black Sabbath. Avec Idol au chant, ils avaient maintenant besoin d’un autre guitariste. Ils allaient le trouver dans un club de jeunes de Fulham.
Tony James:
Billy a fait, «J’ai déjà vu ce gamin jouer de la guitare – il a les cheveux longs mais on va arranger ça.» Il avait dans les dix-sept ans. C’était Derwood. On lui a coupé les cheveux la nuit précédant notre premier concert en tant que Gen X. À ce stade, on avait des t-shirts pop art. Je les avais faits avec des bombes de peinture. Le premier représentait la cible des Who, pour le batteur. On ne pouvait pas acheter un tee-shirt Iggy Pop – alors
j’ai recopié une photo de la pochette de l’album Raw Power sur un tee-shirt – mais on ne pouvait pas les laver.
extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 3.1/ p. 196-197)

New Order (live au Marquee, 1977)
Pour toujours en troisième division, les pauvres... Si certains de ses membres peuvent revndiquer une présence active dès l'apparition de la scène, voire même avant (avec Mick Jones, futur Clash, au sein des mythiques London SS), ils ont consciencieusement loupé tous les trains. Billy Idol finira rebelle de pacotille clippé sur MTV... Et "Generation X" passera à la postérité comme... un des meilleurs romans de Douglas Coupeland, pas comme une référence punk.
Ne manquez pas la présentation détaillée du livre "Babylon's burning" sur le site de son éditeur "Au Diable Vauvert" (possibilité de commande en ligne, sans frais de port pour la France métropolitaine)
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