Lundi 18 février 2008

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Danny Furious:

J’étais totalement sans voix devant cette «espèce de Marilyn rousse» qui s’habillait avec des fringues fifties vintage, en opposition totale avec les autres peintres de l’école... C’était la fille la plus fascinante que j’avais jamais vue! Donc j’ai... fait ma demande, «Veux-tu chanter dans notre groupe?» Elle a dit, «Non, je veux être actrice. Je ne connais rien au rock & roll.»

En fait, Houston savait beaucoup de choses sur le rock & roll, même si elle n’était pas aussi immergée dans les Stooges que ses camarades des Avengers, Danny Furious et Jimmy Wilsey. Comme elle l’a dit à Search & Destroy, «Mon principal tournant... c’est quand j’ai entendu Horses de Patti Smith... J’adorais son visuel, la façon dont elle sonnait... Elle a montré que tu n’as pas besoin de compromettre ton intelligence pour être attirante, punky ou sexuelle sur scène.» Bien que Houston dise qu’elle «n’avait aucune intention de devenir une légende du punk-rock... j’allais être peintre», l’expérience de la fête dans le loft l’a convaincue de continuer, mais à une condition – des chansons originales.


Danny Furious:

Notre premier vrai concert (au Mabuhay, 11/6/77) était un show-case des Nuns et on n’a joué que des chansons originales. C’était en partie dû à Penelope, qui était descendue à Hollywood s’éclater quelques jours avec les Screamers. Penelope était de Seattle, où les Screamers... étaient également basés... À son retour d’Hollywood... elle a annoncé «qu’on devrait avoir nos propres chansons!»... Alors on a écrit les cinq ou six premières... dont I Want In, Fuck You, Vernon Is A Fag, My Boyfriend’s A Pinhead, Teenage Rebel et Car Crash.

Si tout ici était l’habituel régime punk – du type «baise ta mère, flingue ton père» –, Houston a bientôt écrit des chansons beaucoup plus cinglantes – et tout aussi politiquement incorrectes – comme We Are The One («Je suis celle qui t’apporte le futur / Je suis celle qui enterre le passé»), The American In Me et White Nigger. Bien qu’ils soient restés à San Francisco, les Avengers continuaient de descendre régulièrement à L.A., alternant le Masque et le Whisky. Grâce à leurs liens avec les Screamers, ils ont bientôt fait partie du catalogue Dangerhouse. Enregistré en dix heures d’affilée, l’EP des Avengers pour Dangerhouse deviendrait le disque le plus populaire du label et un appel à l’action pour que tous les déshérités californiens commencent à croire en eux-mêmes.

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 5.1 / p.396-397)


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The American in me (live)

The Avengers étaient la première partie du dernier concert des Pistols...




Ne manquez pas la présentation détaillée du livre "Babylon's burning" sur le site de son éditeur "Au Diable Vauvert" (possibilité de commande en ligne, sans frais de port pour la France métropolitaine)

par getfever publié dans : Californie 1977-1979
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Mercredi 13 février 2008




San Francisco possédait déjà son grand secret protopunk, des expérimentaux bizarres et farfelus. The Residents publiaient des disques depuis cinq ans mais on ne les avait jamais vus; ils se limitaient à produire sporadiquement des vinyles sur leur propre label, Ralph Records. La reconnaissance d’une certaine association entre art et punk est venue dans le numéro 3 de Search & Destroy, qui contenait le Complete Residents Handbook, un programme en neuf points de libération musicale auquel tous les punks pou-
vaient s’identifier:

Les Residents pensent que le livre des règles musicales est bizarre. Ils le lisent parfois aux toilettes... Ils essaient de produire les séries de bruits enregistrés les plus intéressantes jamais entendues. Ces bruits sonnent parfois vaguement comme de la musique... Les Residents s’isolent de leur public pour s’assurer que leur travail est un produit de leurs propres désirs.

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 5.1 / p.399)


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One minute movies (clip)

On pourra débattre du caractère "punk" de ces expérimentations... Et s'ils étaient en fait l'essence d'un certain esprit punk, "arty DIY" ???




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par getfever publié dans : Californie 1977-1979
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Vendredi 8 février 2008

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Ray Rumour:

Dead Kennedys était sans aucun doute le nom le plus choquant de l’époque... même s’il comportait un élément d’hommage. J’ai produit leur premier concert, au S.F. Institute, et pendant trois week-ends d’affilée – avec peut-être une semaine off – j’ai eu les Dils, les Avengers, les Dead Kennedys, les Mutants, et un groupe de reggae d’Oakland, parce qu’on voulait en faire une scène un peu interraciale. La première semaine, les Dead Kennedys ont joué en premier, la deuxième semaine en deuxième, et la troisième semaine, ils étaient en tête d’affiche. Après ça, ils étaient simplement le truc le plus en vue de cette scène.

Les Dead Kennedys possédaient un chanteur tout aussi charismatique que les Avengers, mais si Houston avait un petit stock d’hymnes qu’elle recyclait depuis maintenant plus d’un an, les Dead Kennedys avaient un lot de titres réellement incendiaires qui repoussaient les frontières thématiques du punk. Kill The Poor, California Uber Alles, Holiday in Cambodia, Forward to Death et I Kill Children auraient pu provenir d’un lot de chansons perdues de Throbbing Gristle. Mais leur musique ne se cachait pas derrière le genre d’ambiguïté qu’aimait TG. C’était punk – rapide, puissant et brut. Et ces garçons savaient aussi suffisamment bien jouer pour appliquer leurs riffs au rasoir à des reprises aussi incongrues que Rawhide, Viva Las Vegas et Back in the USSR.

Fin 1978, Search & Destroy était obligé de partager l’excitation générale, dépeignant les Dead Kennedys comme «Le nouveau groupe de la Baie à l’ascension la plus rapide... Ils n’ont donné  que sept concerts mais lors de tous ces événements, il y a eu des perturbations – après le troisième, le patron du Mabuhay, Dirk Dirksen, leur a même sévèrement fait la leçon pour avoir “profané le théâtre de l’illusion”.» Malheureusement, malgré tous les messages sous-jacents intelligents présents dans leurs chansonnettes tuantes, les Kennedys ont rapidement commencé à attirer un public surtout intéressé par le spectacle de Biafra rebondissant sur les murs. En tant que fan avoué de Suicide, avec en lui quelque chose d’Iggy, Biafra a bientôt décidé qu’il devrait avoir ce que Lester Bangs avait un jour caractérisé comme «le groupe le plus déjanté de l’histoire dans le but d’extérioriser son propre désarroi intérieur.»

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 5.1 / p.402-403)


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California Uber Alles (live)


Juste retour des choses? Après la disparition du phare anglais (les Pistols) un soir de concert à San Francisco, c'est en Californie que se dresse un nouveau groupe porte-étendard. Lui ausi capable de pondre quelques chansons devenant immédiatement des classiques.




Ne manquez pas la présentation détaillée du livre "Babylon's burning" sur le site de son éditeur "Au Diable Vauvert" (possibilité de commande en ligne, sans frais de port pour la France métropolitaine)

par getfever publié dans : Californie 1977-1979
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Babylon's Burning!

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