Vendredi 1 février 2008
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Rob Symmons:

Quand on a commencé à jouer, on était absolument nuls. On a demandé à être retirés de la tournée. Je ne savais pas qu’il fallait accorder sa guitare. Je me contentais de tourner les clés jusqu’à ce que les cordes soient tendues. La première fois qu’on a joué, c’était... du bruit. Les gens s’asseyaient dans le public avec les doigts dans les oreilles... On a dit aux Clash, «On n’est pas un vrai groupe comme vous le voudriez. On ne peut pas le faire.» Ils ont répondu, «Non, non, continuez comme ça»... Joe et Mick montaient sur scène, me passaient leurs guitares et accordaient la mienne.

La presse semblait partager les inquiétudes du Sect. Nick Kent, dans son compte-rendu de Harlesden, se donnait du mal pour comprendre comment un groupe pouvait avoir «une telle obsolescence planifiée, une telle attitude de vacuité... des instruments aussi merdiques... et une telle incapacité résolue à plaquer même le plus quelconque des accords». L’article de Sounds consacré à la tournée par Giovanni Dadomo les décrivait comme ayant l’air «d’écoliers déplacés dans des vieux vêtements de troisième main», mais avec un son qui possédait «beaucoup de nuances d’autres groupes new wave plus familiers».

Rétrospectivement, il est difficile de comprendre ce que Dadomo croyait entendre. Une fois ses limites admises, le Sect suivait assurément sa propre voie. Comme le dit Symmons, «On faisait joyeusement notre propre truc. On ne voulait faire partie de rien. Vic recevait des appels des gens du Roxy, disant, “Venez jouer ici.” Il répondait toujours non. On était assez insulaires. On était anti-rock & roll. On pensait réellement que les Pistols détruisaient le rock & roll. C’est ce que je croyais... Je pensais que c’était la fin du rock. Je pensais que jouer faux faisait entièrement partie du punk – jouer une musique dissonante.»

Malgré cette dissonance délibérée, le Sect a trouvé un écho chez certains «qui aimaient tout ça – juste faire du bruit». Mark Stewart, du Pop Group, était l’un d’eux. Les ayant vus à Harlesden, il a adoré, «Pour je ne sais quelle raison, Subway Sect a touché une corde sensible en moi. Ils portaient des vêtements gris, avaient un mur de son très puissant et j’adorais leur nonchalance. Quand tu es gamin, tu remarques comment se tiennent les gens et comment ils se comportent.»
Julian Cope, futur Teardrop Explodes, a vu la tournée à Eric’s, l’équivalent punk de la Cavern, et a été captivé:
En chemises noires unies et pantalons noirs décontractés, les quatre membres de Subway Sect sont montés tranquillement sur scène, d’un air gêné. Le batteur avait un kit minuscule avec un tom basse. Le guitariste avait une Fender Jaguar et un brassard jaune. Le bassiste était complètement anonyme et le chanteur se tenait dos au public en mangeant un sandwich. La batterie et la basse ont commencé ensemble, sur un rythme mid-tempo assez lent: Boom-bum-bum-bum, Boom-bum-bum-bum, Boom-bum-bum-bum... Puis une seule petite note de guitare: Bow, bow, bow, bow, bow... Pendant au moins une minute, le riff a continué immuablement, puis le chanteur s’est négligemment retourné, le micro dans sa main gauche. Avec sa main droite, il a écrasé les restes de son sandwich au plafond et commencé à psalmodier dans le micro. C’était presque puritain. Je n’avais aucune idée de ce qu’il chantait, mais ça donnait l’impression qu’il avait voyagé dans le futur et qu’il nous en parlait.

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 3.3/ p. 253-254)


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"Ambition" & "Out of touch" (live) + interview

Deux titres enregistrés en répétition pour le TV allemande, dans le mythique "rehearsal rehearsals", local de répétition de The Clash (The Subway Sect avait le même manager : Bernie Rhodes)




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par getfever publié dans : The Children of The Revolution (3/77 - 8/77)
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Mardi 15 janvier 2008

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La tournée White Riot de Clash était une reformulation de la tournée Anarchy des Sex Pistols, présentant quatre ou cinq groupes à l’esprit punk. Comme McLaren, Rhodes avait besoin d’au moins un groupe ayant un tour support (NDLR : un soutien financier de la maison de disque) il a engagé ce groupe pas-si-punk que Polydor avait signé après avoir raté les Clash: les Jam, qui avaient déjà mis en boîte leur 45 tours incendiaire, In The City, et qui sur scène pouvaient faire mieux que se défendre face aux têtes d’affiche. (…)

Les Jam avaient non seulement un tour support, mais ils offraient un contrepoids nécessaire aux trois autres groupes de première partie (Buzzcocks, The Slits,  The Subway Sect), qui avaient tous eu une année de vaches maigres en ce qui concernait les concerts et cherchaient encore comment dire ce qu’ils voulaient dire.

Malheureusement, les Jam avaient déjà commis le péché charnel selon Rhodes, en créant une distance entre eux et le collectif Clash, quand Paul Weller avait déclaré à Sounds en mars, «On n’est pas branchés sur la politique et tous ces trucs comme les Clash et Generation X. On est à la marge de la scène punk mais on attire aussi des gens branchés sur les sixties.» Le même mois, il avait déclaré à un Sniffin’ Glue auparavant hostile que «Aujourd’hui, beaucoup de groupes ont une image de ce que devrait être un groupe punk – monter sur scène et chanter que tu en as marre... avec une sorte de regard vide – c’est de la merde absolue!»

Ils ont tenu légèrement plus longtemps que les Damned sur la tournée Anarchy, mais quand Weller a donné une interview au milieu de la tournée dans laquelle il laissait entendre qu’il n’avait aucune foi dans les solutions socialistes, le conflit a été inévitable (un Weller aigri avait dit au NME qu’il envisageait de voter pour les conservateurs aux prochaines élections, une déclaration qui reviendrait le hanter périodiquement).

Quand Rhodes a attendu des Jam qu’ils subventionnent les autres groupes, ils ont rechigné, puis ils sont partis – au milieu de «beaucoup d’accusations de sabotages sonores», selon un membre des Buzzcocks. Ils sont restés à couteaux tirés même après leur départ, les Clash envoyant un télégramme au trio après la victoire du Parti conservateur aux élections ce mois-là: «Félicitations pour la victoire au Merseyside et à Manchester. Maggie sera fière de vous. On se voit en Afrique du Sud pour s’entraîner au tir. The Clash.»

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 3.3 / p. 247-248)

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ETON RIFLES (TV live)

"Pas-si-punk", donc... Mais néanmoins capable d'aligner quelques chansons redoutables comme ce brillant "Eton Rifles" qui fera une belle carrière dans les charts... Version live enregistrée pour "Something Else", l'émission de Tony "Factory records" Wilson (small world, isn't it?)





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par getfever publié dans : The Children of The Revolution (3/77 - 8/77)
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Lundi 14 janvier 2008

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L'album The Clash avait été enregistré en trois week-ends dans ce que Strummer décrirait plus tard comme «le studio le moins cher possible. J’ai eu l’impression qu’ils allaient dépenser pour nous le prix d’un sandwich aux œufs». En fait, au vu de leur contrat, il était dans l’intérêt de CBSde les encourager à accumuler les frais vérifiables. C’était les Clash qui voulaient que tout soit aussi minimal que possible. Leur méfiance envers le processus lui-même était telle que l’ingénieur du son Simon Humphrey les a trouvés «hostiles à toute technique employée avant le punk. Donc, s’il y avait quelque chose comme une harmonie, une guitare doublée, ou même un raccord... ils pensaient que vous étiez en train d’essayer de les affadir, ou de démolir toute l’éthique punk». Strummer a également étalé son inexpérience (et son zèle), en essayant d’enregistrer la totalité de ses parties chantées à chaque prise.

Simon Humphrey:

[Joe] ne voyait pas une prise de chant comme quelque chose qu’on travaillait pour l’améliorer. Il se donnait à 100% dès le départ. C’est la raison pour laquelle il fallait plus ou moins l’enregistrer à la première prise, parce que c’était la seule que vous
alliez avoir.

Quelques années plus tard, Strummer a confié au magazine Record qu’il était toujours «à la recherche de l’anéantissement suprême, la sensation ultime sur chaque chanson. Mais ce n’est pas quelque chose que tu peux simplement obtenir comme ça; tu dois t’exciter toi-même jusqu’à un sommet hors d’atteinte». S’il a maintenu ce «sommet hors d’atteinte» tout au long de la plupart des séances du premier album, ça a été une rude épreuve, pas uniquement pour ses cordes vocales, mais aussi pour son humeur. Et c’est le manager Bernie Rhodes qui en faisait les frais, quand il venait en studio remonter le moral de ses troupes. Au moment même où ses disciples étaient en train de faire éclore tout ce qu’il avait semé dans leurs esprits, Rhodes commençait déjà à être de trop.

Simon Humphrey:

Si Bernie était là pendant plus d’une demi-heure environ, soit Mick soit Joe commençait à en avoir marre de lui... et ils lui disaient de se barrer. Parce qu’il ne faisait que parler pour ne rien dire. Il faisait ce truc du grand manager punk qui essaie d’entretenir une attitude, et il disait toutes ces bêtises à propos de l’anarchie et bla-bla-bla.

La seule contribution de Rhodes à l’album a été de s’assurer que ce dernier, et le single qui l’annonçait, ne chasse pas sur le territoire du grand public. Il s’était aussi mis en tête depuis longtemps que si un groupe «important» refusait d’apparaître à Top of the Pops, cela ferait boule de neige pour se terminer par un boycott général, tout comme les chanteurs folk américains avaient boycotté avec succès l’émission de télé nationale Hootenannyau au début des années 60 parce que ABC avait mis Pete Seeger sur liste noire. Il expliquerait son raisonnement quelques années plus tard au NME.

Bernie Rhodes:

L’idée de ne pas faire Top of the Pops était que si tout le monde arrêtait de la faire, il faudrait qu’il y ait une nouvelle émission de télé... Ce que je dis c’est que – et c’est toujours le problème avec la pop – si ces braves gens prenaient une position unifiée pour s’emparer des moyens de production, leurs déclarations seraient percutantes et non secondaires. [1980]

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 3.3 / p. 247-248)

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1977, WHITE RIOT & LONDON'S BURNING + INTERVIEW (Video promo)

Pas de passage à Top Of the Pop, donc. Mais en avant pour cette vidéo promotionelle bien réjouissante, bien qu'en play-back. On ne voit jamais le batteur, le tournage a donc sans doute eu lieu entre le départ de Terry Chimes et l'arrivée de Topper Headon.





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par getfever publié dans : The Children of The Revolution (3/77 - 8/77)
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Si vous avez raté le début...

Babylon's Burning!

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