Samedi 2 février 2008
Stiff Records voulait faire signer à Devo un de ses contrats habituels à court terme, s’arrangeant même pour acheter une palette de singles Jocko Homo au groupe au cours du deuxième voyage de celui-ci à New York en juillet 1977. Ce n’était pas la première tentative de Stiff d’attirer le meilleur du nouvel underground américain. Le septième single du label, sorti en novembre 1976, avait été le premier vinyle tant attendu de Richard Hell, son hymne à la jeunesse sauvage, (I Belong to the) Blank Generation.
Ayant quitté Television en mars 1975, Hell avait formé The Heartbreakers avec deux ex-New York Dolls, Johnny Thunders et Jerry Nolan. Nouvelle «tentative courageuse de fusionner deux formes incompatibles», les Heartbreakers ont enregistré leur répertoire entier de neuf chansons (dont Chinese Rocks, Blank Generation, Love Comes In Spurts et Pirate Love) dans un studio de Yonkers en janvier 1976, dans l’espoir de susciter l’intérêt des maisons de disques.
Toutefois, ce n’est pas avec les Heartbreakers que Hell a finalement mis au monde sa chanson emblématique. En avril 1976, ainsi que l’avait prophétisé McLaren, Hell avait décidé que «la musique était simplement trop bestiale pour moi. Il était clair qu’il n’y aurait jamais aucune autre sorte d’ambition musicale que de produire un rythme bien lourd». À la place, l’EP présentait son propre groupe, les Voidoids, formés essentiellement pour les besoins du disque, suscitant les lamentations de Sniffin’ Glue, «Il y a trop de solos de guitare... J’aurais voulu l’entendre avec Television ou les Heartbreakers.»
extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 3.2 / p. 233-234)

Blank Generation (clip)
L'histoire a tranché : l'inventeur des t-shirts déchirés remis d'aplomb avec des épingles de nourrices, c'est bien lui. Symbole de tous les excès (de dope, d'ego, de désespoir) Richard
Hell aux dernières nouvelles est toujours vivant (heureusement qu'il existe des gens comme Pol pour me rafraîchir les souvenirs : c'est son compère des Heartbreakers Johnny Thunders qui a fait une OD à la Nouvelle Orléans) et a laissé à la
postérité au moins un hymne... For ever : Blank Generation.
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par getfever
publié dans :
New-York & Cleveland 1975-1977
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