Mardi 12 février 2008

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En octobre 1977 – un an après que Matlock eut enregistré son premier single pour EMI– les Rich Kids reconstitués ont de nouveau enregistré chez EMI, avec Midge Ure au chant. En décembre, ils étaient prêts à prendre la route, même si leur premier single, Rich Kids, n’était pas attendu avant la nouvelle année (bien qu’une Peel Session en octobre leur ait donné de bonnes raisons d’être optimistes). Les Rich Kids ont même entamé leur tournée d’avant Noël au Lafayette’s à Wolverhampton – là où avait commencé la tournée SPOTS– deux jours avant que les Pistols ne se lancent eux- même dans une nouvelle série de dates secrètes. Cette fois, ça s’appelait la tournée Never Mind The Bans (On s’en fout des interdictions), un jeu de mot sur Never Mind The Bollocks (On s’en bat les couilles), l’album n°1 que les Pistols avaient sorti début novembre pour encore plus de controverses, et un procès pour utilisation du mot «bollocks» (conneries, mais aussi couilles), qu’ils ont gagné, après avoir prouvé que c’était bien un vieux mot anglo-saxon, pas plus grossier que «cobblers» (âneries).

La tournée de neuf dates des Pistols semblait systématiquement croiser celle du nouveau groupe de Matlock. Rotten a même été aperçu à leur dernier concert à Huddersfield portant un tee-shirt qui disait: Never Mind the Rich Kids, Here’s the Sex Pistols– une moquerie qui provenait de chroniques de Bollocks suggérant que les deux nouvelles chansons – Holidays in the Sun et Bodies – manquaient d’un certain je-ne-sais-quoi au département mélodie, peut-être parce que c’étaient les Rich Kids qui bénéficiaient maintenant de la sensibilité power-pop de Glen Matlock. Pourtant, ils arrivaient au mauvais moment, dans un pays s’éveillant au punk, pas encore prêt à se diriger vers des horizons plus dégagés.

Glen Matlock:

Quand je jouais avec Iggy, McLaren s’est pointé à Paris, et il m’a dit, «Là où tu t’es planté avec les Rich Kids... c’est que c’était trop tôt.» Et il avait raison. Quand on est arrivés dans le nord, genre, «Voilà le nouveau truc après le punk», les gens qui commençaient tout juste à se mettre au punk ont pensé qu’on les privait de quelque chose.

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 4.1 / p.299-300)


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Rich Kids (TOTP)

Encore un destin tragique :  Midge Ure, chanteur des relativement excitant et frais Rich Kids finira en pantin "nouveau romantique" dans la seconde version de Ultravox. Pathétique...




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par getfever publié dans : God save the queen (6/77 - 12/77)
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Jeudi 17 janvier 2008

Elvis-Costello-My-Aim-Is-True1.jpg

Il manquait encore à Costello un groupe qui puisse brailler l’accompagnement de ses piques revêches avec un aplomb équivalent. Après avoir enregistré un album entier avec les quatre musiciens de Clover, dans lequel il avait sélectionné ses «chansons les plus directes et les plus agressives», pour «toucher juste – le rythme de l’époque étant comme ça», il a découvert qu’il aurait beau respirer l’attitude d’un punk à canon scié, son groupe n’était constitué que de hippies, pas du tout prêts à braver le genre de clubs où Costello allait devoir jouer pour faire son trou.
Son premier LP encore à l’usine de pressage, Costello s’est lancé dans la tâche ardue de monter un groupe qui puisse faire que ses flèches verbales percent la plus épaisse des peaux. Les Attractions étaient une union inspirée d’expérience et d’intuition. Pete et Bruce Thomas scellaient le beat, couronnés par les accords de l’orgue de Steve Nieve et la guitare saccadée de Costello. Leur son mettait les chansons à nu et donnait à chacune une poussée supersonique. Dès juillet 1977, Costello a commencé à appliquer les leçons apprises en six mois d’immersion dans toute cette plastique punk à un art de la chanson déjà évident dans ses efforts pré-Attractions. Bien que dans l’impossibilité de faire lui-même l’expérience de ces accords souterrains, il était toujours désireux de faire sien ce public.

Elvis Costello:

Je n’avais pas l’argent pour aller au Roxy et voir ce que faisaient les groupes... Je lisais des articles à leur sujet dans le Melody Maker et le NME, comme tout le monde... J’étais marié, j’avais un enfant, je ne pouvais pas prendre de jour de congé. J’ai... pris juste des congés maladie pour faire My Aim Is True. Mais j’ai commencé à écouter les disques qui sortaient... Quand les tout premiers disques punk sont sortis, j’ai soudain commencé
à penser, «Attends – voilà quelque chose d’un peu différent.» [1982]

Quand il a pris du temps pour travailler avec Steve Nieve, cet été-là, les résultats ont été tout de suite plus tranchants que tout ce que pouvait faire Clover. Selon Costello, il a écrit Watching the Detectives «dans les premières vingt-quatre heures d’une écoute continue du premier album des Clash, que je venais juste d’acheter».

extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 4.1 / p. 291-292)

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WATCHING THE DETECTIVES (Top of the pops)

En play-back sur les planches de "Top of the Pops", l'émission classique de la BBC pour faire connaître chaque semaine aux populations d'Albion les heureux élus du hit-parade.  Et les "élus" de 1977 ne ressemblaient pas à leurs ainés : si Elvis Costello porte bien costume et cravatte, il affiche aussi aussi un sourire narquois de serial killer pas vraiment raccord avec le décor...




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par getfever publié dans : God save the queen (6/77 - 12/77)
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Lundi 7 janvier 2008

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Pendant ce temps, les directeurs artistiques se demandaient quand les autres groupes punk allaient suivre les Pistols dans le Top 10 et commencer à rembourser leurs dîners sur notes de frais. Le seul groupe légèrement punk à égaler le succès des Pistols dans les charts à l’été 1977 était les Stranglers, ces vieillards mis au ban, dont les Peaches et Something Better Change sont tous deux rentrés dans le Top 10 (comme leur album, Rattus Norwegicus). Les Jam n’étaient pas loin derrière avec In The City, avant de rafler la mise avec All Around The World. Mais le mois d’août est arrivé avant que les charts ne résonnent au son du Roxy, avec l’entrée des  Adverts dans le Top 20 pour le macabre Gary Gilmore’s Eyes, une combinaison parfaite de la poésie concise et de la sensibilité pop de Smith.

TV Smith:

J’avais pris l’habitude de ramasser des journaux abandonnés dans le métro, et de les parcourir, et j’ai vu ce petit article sur Gilmore qui allait être exécuté, et qui faisait anonymement don d’un œil – et j’ai commencé à imaginer quelqu’un qui allait se réveiller et se demander d’où venait son œil.

Quand les Adverts ont été appelés pour apparaître à Top of the Pops, Smith était tout aussi désireux d’y aller que sa petite amie, mais a trouvé que c’était «aussi horrible qu’on pouvait l’imaginer – avec ces boîtes peintes en aggloméré ridicules sur lesquelles il fallait se tenir. Tu entres et il y a trente gamins. Quand tu regardes ça étant gosse, tu t’imagines que l’endroit est bondé et splendide – mais c’est tocard, tocard, tocard».

Malgré tout, le single a fait du groupe de Smith plus que des «merveilles à un accord».


extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 4.1 / p. 289-290)

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"GARY GILMORE'S EYES"  (TOP OF THE POPS)


Gary Gilmore était le premier condamné à être exécuté (en janvier 77) après le rétablissement de la peine de mort par la Cour Suprême des Etats Unis, en 1976. En outre, il est le seul condamné dans les annales de la justice américaine à avoir demandé la peine capitale à sa propre encontre. Drôle de zig...






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