Dimanche 27 janvier 2008
Au moins ce Johnny avait la tête de l’emploi. Et s’il semblait avoir une attitude avec un A majuscule, il ne faisait pas semblant. C’était un mec sérieusement à part. Steve Jones se souvient
d’avoir pensé que «C’était un peu un connard. Il avait une attitude cool, mais je n’ai pas pigé à l’époque. Je voulais juste être dans un groupe et jouer du rock et ce gars menaçait un peu tout
ça avec sa façon d’être. Il n’était pas du genre, “OK, allons-y”. Plutôt, “Uhhhhh”.» Lydon/Rotten était prêt à pousser ça aussi loin que nécessaire, juste pour secouer cette torpeur
endémique.
Le fait que Rotten ait été en train de descendre King’s Road – et non pas dans la boutique de McLaren elle-même – est une entorse significative à la légende. L’associée de McLaren, Vivienne Westwood, a suggéré par la suite que «c’était apparemment un grand événement pour John d’entrer dans ma boutique. Plus tard, quand il a commencé à être un peu connu, il a raconté qu’il avait toujours fréquenté les clubs et qu’il était celui qui avait tout fait démarrer», mais elle affirme que c’était son ami John Wardle (alias Jah Wobble) qui l’a entraîné dans la boutique cette première fois.
Wobble lui-même a caractérisé les débuts de leur amitié en disant que Lydon «a simplement commencé à tourner autour de moi, et je l’ai laissé devenir mon pote. Il me payait des coups... parce que personne ne l’aimait à cette époque. Il énervait tout le monde». Un profond manque d’assurance était certainement à la base du besoin de Johnny d’être constamment chaperonné par deux ou plus des autres John – Gray, Beverley et Wardle (les deux derniers adopteraient bien vite des sobriquets plus explicites, Sid Vicious et Jah Wobble).
Lors de son audition, pourtant, mimant le Eighteen d’Alice Cooper sur le juke-box de Sex, Johnny était seul. Comme s’en souvient Jones d’un ton incisif, «Rotten avait la gueule de l’emploi, avec ses cheveux verts, mais il ne savait pas chanter. Mais comme on ne savait pas jouer, c’était OK.»
John Lydon:
Je ne faisais rien de très différent des autres. Sauf que mes cheveux étaient... tailladés dans tous les sens et mes habits complètement déchirés... Je faisais ça uniquement pour être mauvais. C’était du genre, «GRRRHH! J’ENAI MARRE D’ÊTRE CHIANT!» [1978]
Le fait que Rotten ait été en train de descendre King’s Road – et non pas dans la boutique de McLaren elle-même – est une entorse significative à la légende. L’associée de McLaren, Vivienne Westwood, a suggéré par la suite que «c’était apparemment un grand événement pour John d’entrer dans ma boutique. Plus tard, quand il a commencé à être un peu connu, il a raconté qu’il avait toujours fréquenté les clubs et qu’il était celui qui avait tout fait démarrer», mais elle affirme que c’était son ami John Wardle (alias Jah Wobble) qui l’a entraîné dans la boutique cette première fois.
Wobble lui-même a caractérisé les débuts de leur amitié en disant que Lydon «a simplement commencé à tourner autour de moi, et je l’ai laissé devenir mon pote. Il me payait des coups... parce que personne ne l’aimait à cette époque. Il énervait tout le monde». Un profond manque d’assurance était certainement à la base du besoin de Johnny d’être constamment chaperonné par deux ou plus des autres John – Gray, Beverley et Wardle (les deux derniers adopteraient bien vite des sobriquets plus explicites, Sid Vicious et Jah Wobble).
Lors de son audition, pourtant, mimant le Eighteen d’Alice Cooper sur le juke-box de Sex, Johnny était seul. Comme s’en souvient Jones d’un ton incisif, «Rotten avait la gueule de l’emploi, avec ses cheveux verts, mais il ne savait pas chanter. Mais comme on ne savait pas jouer, c’était OK.»
extrait de "Babylon's burning" de Clinton Heylin (chapitre 1.2/ p. 69-70)

Interview en 77
Dans sa troisème vie (après les Pistols et PIL) John Rotten/lydon deviendra un vrai pro de l'interview provocante, et finira même dans une émission de télé-réalité. On a choisi de vous le
montrer un peu plus but de décoffrage, sur King's Road en 77. Sous-titré en hollandais, ce qui est encore plus drôle!
Ne manquez pas la présentation détaillée du livre "Babylon's burning" sur le site de son éditeur "Au Diable Vauvert" (possibilité de commande en ligne, sans frais de port pour la France métropolitaine)





