Partager l'article ! THE FALL : Manchester contre le reste du mond: Martin Bramah: Vivant à côté de l’hôpital psychiatrique Pr ...
Martin Bramah:
Vivant à côté de l’hôpital psychiatrique Prestwich, qui était une ville en lui-même et employait beaucoup de gens à Prestwich, on était très conscients de tout ça. En fait, beaucoup de malades mentaux se baladaient dans le village de Prestwich à l’heure du déjeuner, ça faisait simplement partie de la vie. Il y avait une femme qui insistait pour se tenir au milieu d’un passage piéton sur Market Street, se coiffant, montrant les avions du doigt et arrêtant la circulation. Ces gens étaient partout dans Prestwich, et donc ils ont trouvé leur chemin dans les chansons. Una travaillait comme infirmière à l’hôpital psychiatrique... Enfant, on vivait dans la peur d’y être emmené et de ne jamais en ressortir – ça arrive – parce que c’était l’endroit où vivaient des hommes effrayants.
Martin Bramah:
On détestait la plupart des autres groupes, parce qu’on pensait qu’ils n’étaient que de vulgaires punk-rockers. On pensait avoir laissé le punk derrière nous après seulement quelques mois. On ne pensait pas être punk, même six mois après avoir vu les Pistols, parce qu’il a tout de suite été clair que c’était devenu un mouvement de mode. Ce n’était qu’épingles à nourrice et pantalons bondage. On ne s’était jamais habillés comme ça. Les Sex Pistols ne s’habillaient pas comme ça quand on les a vus la première fois. C’était le chic Oxfam. On partageait les mêmes locaux de répétition sur Little Peter Street que des groupes comme Warsaw, mais on ne se parlait pas, même dans l’escalier. On se haïssait. On jouait dans les mêmes endroits et on ne pouvait pas se saquer. Je ne leur parle toujours pas. Ça vient de cette hostilité des jeunes garçons qui pensent être dans un gang, pas dans un groupe.
Dick Witts:
Je me souviens de ce concert qu’on a fait à Kirkby avec The Fall – c’était dans une salle de banquet – et il y avait ces deux mecs qui venaient de Londres. Ils sont venus backstage et nous ont dit, «Nous aimerions vous manager, mais il y a juste une ou deux choses que nous aimerions vous dire – avant tout, vos vêtements – c’est un peu n’importe quoi – et deuxièmement, il faudrait mettre la fille devant.» Bizarrement, Mark ne les a pas frappés, ou traités de pauvres types, mais on était tous pliés, essayant
désespérément de ne pas rire.