Partager l'article ! GANG OF FOUR : le punk croise le hard-funk: Hugo Burnham: Les Américains ont été abasourdis quand on a tou ...
Hugo Burnham:
Les Américains ont été abasourdis quand on a tourné là-bas parce qu’on rockait dur, plutôt que de se tenir plantés là dans des longs imperméables à avoir l’air malheureux, comme tout bon groupe postpunk. C’est pour ça qu’on a si bien marché aux États-Unis. La propension à rocker est plus ancrée dans le psychisme des jeunes Américains qu’en Europe. C’est pour la même raison que les Clash ont eu tant de succès en Amérique.
Andy Gill:
On a enregistré Entertainment! vers mai-juin 1979, et dès qu’on a eu fini, on est allés directement aux États-Unis. On n’avait pas de contrat là-bas à ce moment-là. On avait signé avec EMI, mais c’était pour le reste du monde. On voulait un autre contrat et toucher un peu d’argent comme ça. Ça a marché, mais l’inconvénient c’est que ça a pris pas mal de temps... On a tourné en Amérique dans une camionnette, jouant dans des petits clubs devant cent ou deux cents personnes. Ça s’est développé à partir de là.